Partager l'article ! ETRE FRANC MACON OU NE PLUS L'ETRE….: J’ai longtemps hésité à écrire cet article fleuve ! Je m’y r ...
J’ai longtemps hésité à écrire cet article fleuve !
Je m’y résous dans le mesure où toute expérience est bonne à partager, pour autant qu’elle soit le reflet d’un vécu, exposé de manière sincère, réfléchie et non malveillante vis à vis de
personnes qui pensent différemment.
Oui, j’ai été Franc Maçon.
De la manière la plus simple qu’il soit, je vous raconte comment c’est arrivé.
Un jour, une connaissance avec lequel
j’avais lié d’amitié m’interpelle, se révélant comme étant lui-même Franc Maçon.
Appelons le « Jean » : il me dit en résumé : « J’apprécie beaucoup ton regard sur le monde qui t’entoure : je pense que tu es un Franc Maçon qui
s’ignore »
J’écoutai ce qu’il avait à me dire…ou me proposer.
De mon côté, il est vrai, j’avais (et ai
toujours) une soif de dialogue ouvert sur toutes les questions qui concernent notre existence et nos relations aux autres.
J’écoutai ce qu’il avait à me dire, sans aucun à priori, ni pour, ni contre.
Je me contentai ensuite de lui témoigner mon intérêt, sous réserve que
J’écoutai Jean pendant un très long moment,
qui se termina par sa proposition d’être mon « parrain » si je décidais de franchir le pas de ma candidature à envoyer, par son intermédiaire, au « Président » de sa Loge,
faisant elle-même partie du GODF
(Grand orient de France)
Je pris longuement le temps de la
réflexion, avant de lui répondre de manière positive.
Je revis Jean pour lui remettre ma lettre de candidature.
Il précisa que je serais contacté par différents « enquêteurs » pour trois rendez vous distincts en mon domicile…( pourquoi pas ?)
Quelque deux mois plus tard, je reçu la visite de 3 personnes, qui ne déclinèrent pas leur identité (par discrétion, disaient t’ils...) et qui m’interrogèrent, de manière fort courtoise sur :
Au bout de quelques mois encore, Jean m’informa que j’étais attendu tel jour, telle heure, à tel endroit…
Que de mystères !
Arrivé sur place, en bordure de ville, bâtisse aussi sombre que son quartier, je fus introduit dans une grande salle où l’on me pria d’attendre…
J’eu tout le temps de découvrir les lieux : grandes tables, chaises, bar/cuisine, tableaux, écriteaux divers…
Des bruits me parvenaient, laissant supposer qu’une réunion se passait aux étages supérieurs, auxquels on accédait par un grand escalier en marbre.
Après un certain temps, une personne, fort
courtoise, m’invita à le suivre.
En haut des escaliers, il me mis un bandeau sur les yeux, et me pria à nouveau d’attendre : les brouhahas entendu précédemment avaient plus ou moins cessé.
N’y voyant rien, je fus introduit et guidé dans une salle, au centre de laquelle m’attendait un siège sans accoudoirs.
Différentes questions me furent posées, par différents intervenants, questions auxquelles je répondis franchement, et sans complaisance.
A la fin de cette curieuse audition, je fus congédié, et la même personne qui m’avait accueilli me ramena au rez de chaussée, dans cette salle qui, je l’apprendrai bien plus tard, s’appelle : « La Salle Humide ».
Durant mon trajet de retour, je me sentais perplexe, pris en tenaille entre ma curiosité d’en savoir plus, et tout ce mystérieux cérémonial qui n’était pas, je l’avoue, ma tasse de thé…
Quelques semaines plus tard, Jean me re-contacta, m’annonçant que ma candidature avait été retenue et que je serais « initié » à telle date.
Le terme « initiation » me rebutait à ce point que j’ai failli tout arrêter.
Initié à quoi ? pour apprendre quoi en dehors du monde dit "profane" ?
Mais bon, comme on dit en Languedoc-Roussillon, le vin était tiré, et il n’y avait plus …qu’à le boire …
Le jour J, retour à la même adresse,
accueil par la même personne, qui me conduisit dans un « cabinet de réflexion » d’à peine plus de 1m x 1m, peint tout en noir, avec une bougie, un crâne humain, du sel, et que sais
je encore.
Qu’étais je venu faire en cette galère !?
Au bout d’une demi heure, la même personne
revint m’apporter un formulaire, destiné à écrire mon « testament de vie » : patienter à nouveau !
Enfin, eu lieu mon Initiation (toujours les yeux bandés) selon tout un cérémonial centré sur différents « voyages » symbolisant le Feu, l’Eau, La Terre et l’Air
( références bien connues dans les différents signes du Zodiaque…)
Le but de l’Initiation était de me faire passer du statut de Profane au stade de Franc Maçon, par le cérémonial qui m’apporterait "La Lumière".
Je vous passe les détails du cérémonial, qui, en fin de course, aboutit à ce que l’on enlève le bandeau, vous permettant de découvrir…vos Frères.
Vous dire que je n’y ai ressenti aucune émotion, serait un gros mensonge….
Mais devenir Franc Maçon commence par être Apprenti.
En fin d’initiation, je reçus un petit tablier blanc, une paire de gants, blancs, et une rose, destinée à ma compagne de cœur.
Je découvris que le « Temple » était organisé selon les quatre points cardinaux
Orient (Est) , Occident (Ouest) , Nord et Sud.
L’accès au Temple se fait par l’Occident (La porte, symbolisée par des colonnes)
A l’Orient officient le Vénérable Maître (le chef élu) le Secrétaire et l’Orateur, sur une estrade.
Au Nord siègent les Apprentis et le Second
Surveillant (chargé de leur formation)
Au Sud siègent les Compagnons et le Premier Surveillant (chargé de leur formation)
Les Maîtres, eux, s’installent au Nord ou Sud, comme ils le souhaitent et selon les places disponibles.
En son milieu, côté Oriental, un ensemble de carrelages noir et blanc rappelant le jeu de dames, et constituant le « Pavé Mosaïque »
Lorsqu’il y a une Tenue (réunion) , les Frères sont introduits dans le temple, par le Maître de Cérémonie, et selon l’ordre croissant de leur grade :
D’abord les Apprentis, puis les Compagnons,
puis les Maîtres, puis le Collège des Officiers, suivi par le Vénérable Maître et d’éventuels invités de Haut Rang Maçonnique.
Quel qu’ils soient, les Frères circulent dans le sens des aiguilles d’une montre, en ayant soin de ne jamais fouler le « Pavé Mosaïque »
Etre apprenti suppose que
Durant les quelque 16 mois de mon statut
d’apprenti réduit au silence, j’observai avec grande acuité, les modes de fonctionnement de notre Atelier (Loge).
A l’ouverture des Travaux, l’Orateur rappelle les principes constitutifs de notre Ordre, repris dans
l’article 1 de la Constitution du GODF, rappelant que, je cite :
« La Franc Maçonnerie, institution essentiellement philanthropique, philosophique et progressive, a pour objet la
recherche de la vérité, l'étude de la morale et la pratique de la solidarité, elle travaille à l'amélioration matérielle et morale, au perfectionnement intellectuel et social de l'humanité. Elle
a pour principes la tolérance mutuelle, le respect des autres et de soi-même, la liberté absolue de conscience.
Considérant les conceptions métaphysiques comme étant du domaine exclusif de l'appréciation individuelle de ses membres, elle se refuse à toute affirmation dogmatique. Elle a pour devise Liberté-Egalité-Fraternité »
A force de l’entendre tous les 15 jours, je connaissais cet article par cœur, et il n’éveillait en soi, rien de négatif à mes yeux, étant donné qu’il s’agissait que de grands principes auxquels j’adhérais dans leur ensemble.
Par la suite, j’eu droit à des
« augmentations de salaire », comprenez par là l’élévation au grade de Compagnon d’abord, et de Maître, ensuite.
Tout ou presque, en Franc Maçonnerie est symboles et rituels :
Les trois grades de base font référence aux bâtisseurs du moyen âge, appelée « La Maçonnerie Opérative » alors que la Franc Maçonnerie est dite "Spéculative".
L’Apprenti apprend à tailler la pierre brute à l’aide du ciseau et du maillet.
Il est pour cela revêtu d’un tablier dont
la bavette est relevée, de sorte de le protéger contre les éclats supposés de la pierre, et de gants blancs.
Le Compagnon a pour tâche de polir la pierre brute et de veiller à sa rectitude : il utilise pour cela, essentiellement la règle et
l’équerre.
Comme il ne risque plus la projection d’éclats, la bavette de son tablier est rabattue,
mais dispose toujours de gants.
Le Maître veille à ce que les pierres ainsi créées s’inscrivent parfaitement dans la Construction, utilisant pour cela divers instruments tels le
niveau et le compas.
Ses « décors » sont constitués d’un tablier plus sophistiqué et d’un cordon transversal rappelant celui des Maires.
Chemin faisant, je m’aperçu que les Tenues auxquelles je participais s’appelait
« La loge Bleue » à laquelle se superposait d’autres Loges appelées « Ateliers Supérieurs ou de Perfectionnement » dont faisaient partie la plupart des membres du
« Collège des Officiers »
Le temps de m’y retrouver dans ce lexique opaque, je m’aperçus au fil du temps que
ces mêmes Ateliers Supérieurs, constituaient un véritable organe de pouvoir au sein de la Loge, uns sorte d’Etat dans l’Etat des Loges Maçonnique.
Une sorte de microcosme qui oriente ou prend ses décisions, sans jamais en rendre compte de manière limpide à la modeste « Loge Bleue ».
Chaque année, en Juin, ont lieu les
élections du nouveau Collège des Officiers, pour l’année Maçonnique suivante, sachant que les « usages » veulent qu’aucun Officier ne peut rester à son poste plus de trois ans, mais
doit être réélu chaque année intermédiaire…
Le Collège des Officiers est constitué de :
Ces élections, sensées être démocratiques, ne le sont pas tant que cela, car déjà toute préparées par le Collège des Officiers sortant (où les principaux d'entre eux dans l'ordre hiérarchique)
J’eu sans doute l’impertinence de relever certains disfonctionnements, manipulations ou mensonges, preuves à l’appui… : cela fit un grand « plouf » dans la Loge Bleue au sein de laquelle je l’exprimai.
En « Salle Humide » après la tenue, l’un ou l’autre Frère me disait : « j’ai apprécié ton intervention » : c’est gentil mais cela ne change rien au fait que de manière habituelle, une majorité de Frères font figures de ...figurants, ou en tout cas ne se « mouillent pas » dès qu’il s’agit de relever de quelconques contradictions entre les grands principes et leur application sur le terrain.
Je n’ai jamais recherché aucune forme de
pouvoir : quel pouvoir ? par rapport à qui ? pour quelle motivation ?
Par contre, j’ai toujours été rebelle à toutes formes de manipulations des pouvoirs en place, quels qu’ils soient.
Cela on le connaît déjà par trop, dans « la vie Profane ».
Si l’on retrouve la même chose en Franc
Maçonnerie…
Si l’on y retrouve les mêmes nébuleuses hiérarchiques souterraines,
Si l’on y cultive les mêmes principes du non dit, du silence et des clans intérieurs,
A quoi bon ?
Il faut également savoir que la notion d’argent n’est pas étrangère au fonctionnement des Obédiences, en effet.
La « Capitation » autrement dit
la cotisation annuelle obligatoire pour tous les Frères était en 2010 de 235€ dont 80% retourne à l’Obédience (Paris) et le solde étant consacré à
de divers frais de fonctionnement de la Loge locale.
Le GODF gère via de quelconques sociétés connexes, un parc immobilier de bâtiments la plupart du temps conçus à usage de « Temple » et mis à disposition moyennant redevance, à diverses
loges appartenant au Grand Orient de France, ou autres Obédiences sœurs voir concurrentes.
Mais bon, rien d’exceptionnel en cela.
Il n’empêche que toutes les Loges, quelles qu’elles soient ont intérêts à garder un nombre suffisant d’adhérents pour faire face à leurs charges.
C’est ainsi par exemple que tout Frère désirant « prendre du recul » quelles qu’en soient les raisons, peut demander d’être mis « en sommeil » , c'est-à-dire qu’il ne participe provisoirement plus aux Tenues, mais continue à payer ses Capitations.
Tel ne fut pas mon choix.
J’ai donc décidé de tirer ma révérence, pour l’unique raison que je ne retrouvais plus les raisons philosophiques et morales essentielles pour lesquelles j’y étais entré.
Mes réflexions, mes doutes, mes questions…
Les conclusions
de cet article :
Que la Franc Maçonnerie soit une organisation « secrète » est une évidence, même si certains la considèrent comme uniquement « discrète ».
C’est jouer sur les mots, au vu de son
opacité, qui demeure même lorsque l'on en fait partie.
Liens
Si vous le souhaitez, vous trouverez sur Internet, des centaines de liens allant de l’éloge, passant par la critique jusqu’à l’abject….
Je vous en propose un seul ayant trait au vocabulaire Maçonnique : pour l’approcher, voir même pour comprendre certains passage de mon article, cliquez ici
Il y a sur Internet de nombreux sites ou
blogs traitant de ce sujet à des titres divers.
Il est très rare que vous puissiez laisser librement un commentaire…
Ce n’est pas le cas ici : dites ce que vous pensez ou posez vos questions.
La démocratie, c’est aussi et surtout
pouvoir s’exprimer librement...
de sorte que... "la parole circule"....
1/ J'ai eu le même parcours maçonnique au point que je me demandais en lisant ce texte si ce n'était pas moi qui l'avais écrit, mais,
2/ Je n'ai pas démissionné de la FM, j'ai simplement changé d'Atelier.
3/Il y a bien au GODF une part de lâches, une part d'abrutis, une part d'illuminés et une part de canailles, mais,
4/ Il y a aussi une part de FF. dont les qualités humaines sont telles qu'elles ne peuvent pas s'acheter, même au prix de l'or. Et donc,
5/ En quittant la FM tu as manqué, tu manques encore à ces FF. magnifiques. Ignores-tu qu'en abandonnant les "gentils" tu renforces le pouvoir des canailles?
Je n'ai pas ton email, mon T.C.F., mais toi, maintenant, tu as le mien. Fais-en bon usage. J'attends. Tr. et chal. acc. frat.
Encore merci Yvon pour le courrier échangé en privé et qui témoigne bien de ton vécu...
je viens d'avoir une expérience similaire à la tienne et j'aimerai te router quelques reflexions sur ce sujet afin que tu lises et pourquoi pas que tu les mettes sur ton blog
@+++
J'ai bien reçu en "privé" le récit de ton expérience vécue dans ton Atelier de la région Paca: ce que tu racontes dans le détail est tout bonnement hallucinant et dépasse de loin ce que j'ai pu vivre personnellement en Languedoc. Je ne suis pas autorisé à publier ton témoignage.
Il est difficile de ne pas être d'accord avec ce que tu écris ... quelle que soit l'obédience concernée!
En revanche, la vraie question qu'il faut peut être se poser est celle ci: pourquoi es tu entré en FM? quelles sont les raisons profondes qui ont motivé ta démarche?
De nombreux postulants frappent à la porte du temple sans savoir véritablement pourquoi, ni pour quoi y faire. Cela relève évidemment de la responsabilité -lourde et ô combien difficile- du parrain...
Grand merci pour ton commentaire : Je pensais avoir clairement exprimé les raisons pour lesquelles, et après mure réflexion, j'avais répondu par l'affirmative à l'invitation de mon parrain. Si l'on sait pourquoi on y entre, on ne sait jamais ce que l'on y trouvera. Il y a certainement des loges dignes des tribunaux d'inquisition, tel ce qu'à vécu notre Fr Louis Peye de la même manière qu'il doit y avoir des loges géniales. Il en va de même au niveau des Franc Maçons eux même. Ceci dit, et à mes yeux, je ne partage pas tout à fait ton opinion à propos de la " lourde responsabilité" du parrain, celle ci se limitant à mes yeux, à avoir la conviction de la valeur humaine du profane. Nous demeurons d'ailleurs de très bons amis...
Je souhaiterais apporter mon témoignage.
Après un 1er parcours de 13 ans au DH (je suis une Soeur)j'ai démissionné, comme toi, comme vous, comme tant d'autres, avec dans le coeur des déceptions similaires aux votres.
Et puis aujourd'hui, après bien des années je suis revenue. Dans une autre Obédience, mais cela n'a pas d'importance. Je suis revenue car j'avais besoin, pour travailler sur moi, d'une "ambiance", d'un rituel, d'une rigueur(même très relative). Je suis revenue en sachant évidemment ce que je trouverai ou non, mais surtout parce que je ressents profondément la solitude de notre cheminement. Oui j'ai compris, en ce qui me concerne, que j'ai à utiliser les outils "égoïstement" et que ce "vilain mot"? me permettra de ne pas être touchée par les egarements de la vie des Obédiences ou des Loges. J'ai donc choisi de me consacrer aux idéaux maçonniques dans lesquels je me retrouve totalement et de laisser les combats profanes à ceux qui en ont besoin.
Il est bien connu qu'il y a les Maçons et la maçonnerie. Alors je ne veux m'interesser désormais qu'à ce qui me convient et n'ayant rien à perdre ou gagner de l'opinion que l'on aura de moi je dis ce que je pense et serai l'empêcheur de ronronner tranquillement en Loge.
Mes premières impressions me réjouissent: beaucoup de FF et SS, AA, CC ou jeunes Maîtres sont ravis qu'un "ancien" dise tout haut ce qu'ils ressentent. J'ai peut-être avec eux quelque chose à vivre pour ne pas être revenue en Loge que par pur égoïsme. Merci à eux.
Brigitte
Bonjour Brigitte
Je trouve génial qu'une Soeur exprime son vécu. J'ai lu plusieurs fois ton commentaire et donc ton parcours. Tu dis avoir quitté le DH: permets moi juste quelques interrogations : es tu revenue dans une obédience mixte, ou féminine ? D'autre part, si j'ai bien compris, tu es revenue dans une démarche centrée "égoïstement" sur "les outils", pour semble t'il te protéger des égarements des loges et obédiences. Dans le même temps, tu dis ce que tu penses et être une empécheuse de ronronner tranquillement en Loge. J'aimerais beaucoup échanger avec toi. Si un jour (et c'est pas sûr ) je revenais en FM, je pense que ce serait dans une obédience mixte, car l'humanité est faite des deux genres qui ont à se completer dans leurs différences. Je pense d'ailleurs laisser moi même un commentaire à cet égard.
Je suis surpris par ton histoire et à lire les quelques commentaires ça à l'air d'être assez courant dans le milieu Maçonnique. Un Franc-Maçon m'avait dit que lorsque que je ferai une candidature spontanée (dans environ 4-5 ans, le temps d'Apprendre et d'Evoluer sur une Voie qui m'est propre) et que ma candidature est accepté, je serai déçus par ce que je trouverai en Franc-Maçonnerie mais, il n'a pas voulu me dire pourquoi. Peut être parlait il de ça... Ce genre de choses arrivent dans la plupart des Obédiences?
Les questions que tu te poses, sont intéressantes et malheureusement, je ne peux ni t'encourager ni te dissuader. Il y a certainement des loges géniales, quelles que soient les obédiences, mais je n'ai d'expérience que du GODF et de ma loge. Par contre, je suis perplexe quant à ce Franc Maçon qui, si j'ai bien compris, te conseille d'attendre 4 ou 5 ans, avant dépot d'une candidature spontanée, en effet : entrer en FM n'est pas entrer en Politique : tu es un Homme Libre, Adulte et Indépendant, et à ce titre, fais ce que te dicte ton fort intérieur !!!
Je pense que tous F. a, durant son parcours maçonnique, ressenti ce même sentiment d'isolement, de ne pas être à sa place. J'ai, moi aussi, changé de Loge; après tout, si on a pu trouver, avant d'entrer, des renseignements sur les différentes Obédiences, on ne sait rien sur la particularité, l'ambiance de chaque Atelier.
J'ai trouvé une jeune Loge dynamique qui ne demandait qu'à intégrer de nouveaux Frères, et j'y suis toujours, 16 ans après.
Quant aux "Hauts Grades", si leur importance dans ma Loge y est réduite, c'est aussi parce que les F. qui les fréquentent sont pour moitié au Rite Français, l'autre moitié chez les Écossais. Après un moment de tension à l'ouverture du RF, l'apaisement est revenu. Je pense qu'une situation hégémonique d'un risque de créer ce sentiment de "hiérarchie occulte", absolument insupportable en Maçonnerie.
Et il faut que les Frères hors-moule s'expriment, demandent des responsabilités. Partir, certes, mais c'est dommage. Il est toujours facile d'être réintégré, même dans un autre Atelier.
Bonne chance.
Bonjour Michel
Le parcours dont tu témoignes est pour le moins original et ...alléchant. Il est vrai que toute "hiérarchie occulte" est insupportable (et ce fut mon vécu) Je pense peut être que tous les Frères devraient demeurer 'hors moule", qu'ils désirent ou non, accéder aux "responsabilités"
c'est à dire faire partie du "Collège des Officiers" qui n'est pas là pour "donner des leçons".
Telle n'est en tout cas pas mon caractère: je suis trop indépendant pour cela. Etre Indépendant ne veut pas dire "non engagement" et s'engager ne devrait pas signifier "collusion ou asservissement""
Le gros problème de la maçonnerie est l'homme. Mon parrain vient lui aussi de démissionner alors qu'il allait passé 32°. Un autre sur Toulon qui après plusieurs décénnies en fait autant. Il y a vraiment un gros désordre.
Alors pourquoi entrer en Maçonnerie. Pour moi c'était simple, depuis des décennies lors de mes déplacements je regardais ce que les Compagnons du Tour de France laissaient de leur passage. Je cherchais à comprendre. J'ai frappé à la porte du Temple et mes yeux ne voyaient QUE ce que je voulais voir et non ce qui était là devant moi au grand jour : la course à la cordonnite, à la représentation du plus bel ego et j'en passe. Ouvrant les yeux, j'ai eu le choc émotionnel et le choc physique.
L'Obédience, aujourd'hui, du moins celle que je connais - le GODF - ne semble plus faire de l'Initiation mais part et court sur une autre ligne qui n'est plus la mienne.
Est ce une erreur d'avoir gaspillé mon temps ? Non, bien au contraire. Cette expérience qui m'a couté se révèle bénéfique car maintenant, lorsque je rencontre des Maçons, et tous se fiche de l'appartenance à l'Obédience, nous cultivons notre chemin de Compostel.
Attention, attention mes Soeurs et mes Frères, l'Atelier dans lequel vous allez oeuvrer a toute son importance. Vous trouverez la joie et la Connaissance. Si malheureusement, comme moi, vous êtes dans une mauvaise Loge, vous risquerez l'asservissement ou la damnation. Oui vous serez manipulé. Oui derrière un Tablier il ya parfois qu'un faible homme qui n'a que ce Tablier pour se cacher.
Je pense néanmoins, Maçon vous êtes, Maçon vous restez : il y a tellement de chose à découvrir.
trizoux
Louis
Que te dire, Louis, sinon que je partage totalement ton commentaire: c'est super et nous aurons sans doute l'occasion de mieux nous connaitre et de dialoguer : j'en serai ravi !
Moi aussi, je te comprends, encore que Corneille disait "Aux âmes bien nées la valeur n'attend pas le nombre des années". Bien des Loges auraient besoin d'un bon coup de "jeune". Dans mon humour typiquement Belge, je dirais de certains: "Encore tout jeune, il était déjà pluvieux"
Après 2-3 ans de Maçonnerie, lorsqu'on devient Compagnon, il est indispensable de visiter les autres Loges de sa région. Et ne pas hésiter à le faire souvent, jusqu'à trouver la Loge qui vous correspond. Et qu'importe l'Obédience !
Un critère fondamental me semble être de voir comment est reçue la parole hors-norme. L'acceptation de la diversité doit être vécue.
Mais restons réaliste, une Loge évolue en fonction des FF qui occupent les 3 premiers plateaux, surtout si personne ne dit rien.
Alors travaillons dans une Loge fraternelle, sans nous préoccuper des ambitions personnelles des uns et des autres. Dénonçons-les, fraternité n'est pas acceptation molle des travers des autres, mais débat argumenté et correct.
Quelque soit le sexe des membres de la Loge, une certaine "virilité" dans les débats me semble utile, "viril, mais fraternel".
PS-désolé pour mes SS, de n'avoir pas trouvé d'autre image que celle de la virilité, qui n'est cependant pas l'apanage des hommes et donc des FF.
Merci pour ton 2ème commentaire, Michel. Le nombre étonnant de commentaires reçus, tous de grande qualité, me donnerait envie de visiter les Loges de chacun(e). Cela supposerait presque de prendre une "année sabbatique" et d'écumer la France, voir même l'Europe...Au vu de mes occupations professionnelles, mon expérience est donc réduite à mon "ex" Atelier et deux visites à d'autres loges du DH.
Rien qu'au GODF, il y a une sorte de "Culture" propre à chacune d'entr'elles , et dépendant, selon moi du fait qu'elles soient davantage "symboliques" ou "actuarielles". De la même manière, la composante régionale est importante, de même que, comme tu le dis, les FF qui composent les trois premiers plateaux... Grand merci à toi pour la Pierre que tu apportes à notre réflexion commune
Je vais jouer les donneurs de leçon; je suis maintenant assez vieux en âge (61 ans) et en Maçonnerie (18 ans) pour m'autoriser la joie ineffable de faire le savant.
Première leçon: il y a très exactement autant de Franc-Maçonneries que de Francs-Maçons. Vous avez dit l'auberge espagnole? C'est un peu ça, mais avec un fil conducteur qui ne doit en aucune façon les "formater", mais les réunir dans une méthodologie philosophique commune. Ce fil conducteur, cette méthodologie, n'est pas fondamentale, au sens qu'elle n'oblige pas à une identité de pensée "au fond", elle est, ou en tout état de cause elle devrait être, formelle. La F.M. c'est EXCLUSIVEMENT une manière particulière de s'exprimer et de se comporter dans sa relation avec ses FF. en Loge et hors de la Loge, et au contact des profanes. Un F.M. se reconnait à des propos fermes et assurés mais toujours apaisés et imprégnés, en toute circonstance, du respect de l'autre. Si la F.M. a quelque peu mauvaise presse dans le monde profane en général et médiatique en particulier c'est précisément parce que certains de nous s'y répandent en usant de propos ou d'attitudes qui ne sont pas conformes à la bonne manière d'être ou de s'exprimer ou que, d'évidence aux yeux des profanes, ils sont entrés en Maçonnerie à des fins "métalliques". Ces F.M.-là sont des FF., puisqu'il faut bien les appeler ainsi, mais qui ne constituent pas une majorité, nous le savons bien, nous. Simplement, ils sont particulièrement visibles et ils font du mal à notre Ordre. Les prêtres pédophiles sont-ils toute la catholicité? Non, mais on ne voit qu'eux. Il n'est pas inutile de lire "l'éloge de la fuite" d'Henri LABORIT et d'en tirer des leçons de prudence et de sagesse mais, et là je sais bien que bis repetita placent, je maintiens mordicus qu'il faut affronter les faux-FF., qu'il n'y a pas de combat perdu d'avance et qu'un homme (une femme) libre ne peut pas accepter d'aller pleurer dans un coin la tête basse et la queue entre les jambes.
Seconde leçon: à l'exception de ceux ou celles qui avaient en tête quelque projet de grandeur, d'obscure combine ou de "politicaille", nul n'a jamais su en poussant la porte d'un Temple ce qu'il venait y faire ni qu'est-ce qu'il allait y trouver. Les FF.MM. sans tablier sont à mettre au catalogue des mythes et légendes. Dans la quasi totalité des cas on entre en Maçonnerie poussé à le faire par une personne qui nous dit y être et à laquelle on attache de l'affection, ou de la confiance, ou du respect. Une fois entré, et seulement une fois entré, on voit à peu près où on est. C'est alors qu'il faut en rabattre de cet idéal fou de perfection qu'on nous annonce. Ce sont des mots, qui servent à organiser et à fonder un rituel, ce n'est pas une réalité. Et sauf à être singulièrement mal voyant et mal entendant on s'aperçoit très vite que la perfection n'est nulle part, pas même en Maçonnerie. C'est alors qu'il faut décider, très vite, de quitter les lieux ou de rester. Mais celui (celle) qui reste il (elle) n'a plus le droit de composer avec la canaille qui infecte les Colonnes. La Maçonnerie est-elle un combat? Oui, la Maçonnerie est un combat, sinon elle n'est qu'un salon où l'on cause.
Tr. et chal. acc. frat. à toutes et à tous.
Cher Yvon ou CC FF ( au choix...)
Je ne vois pas ce que je pourrais ajouter à ton commentaire, qui m'est d'une grande nourriture et qui correspond tellement à ma réflexion personnelle et mon vécu. J'ai toujours laissé "mes métaux" à la porte du Temple, mais également dans le modeste cadre de ce blog...Merci à toi!
Mais de ton message à ton dernier commentaire, quel cheminement ! Et il semble bien que ce soit en compagnie de tes sœurs et tes frères que tu l’aies réalisé celui-là…
Ton frangin.
Puisque tu dis être "mon frangin", j'en prends note, te réponds en tant que tel, et te livre mes réflexions en vrac : Discrétion assumée-langage crypté-valeurs morales assumés-plus dure est la chute-mixité profanation-Séguéla et Rolex-etc me sont particulièrement étrangères et donc ne m'y retrouve pas bien.
D'autre part, lorsque tu parles de visiter d'autres Ateliers, c'est sans aucun doute plus facile pour toi, dont l'Atelier se trouve rue Cadet, méga Temple Parisien, siège du GODF, de visiter les nombreuses Loges Parisiennes de proximité, que pour tous les Frères de la "France Profonde".Quand à mon cheminement depuis mon article initial et son état actuel, tu as bien sûr raison, NoOt, et c'est tant mieux, si tant est que la "Bible" de mon blog est Libre Pensée, qui est sensée évoluer, pour autant que l'on pense et que l'on reste Libre dans sa pensée, en respectant ceux et celles qui ne pensent pas comme vous... Bien Frat.°. à toi et de Bonnes fêtes 6010...
- vis à vis du monde profane, pour essayer de "répandre à l'extérieur les vérités acquises en Loge", ce qui me semble être le devoir minimum du Maçon,
- dans sa Loge où, bien sûr, tout n'est pas parfait. C'est aussi un lieu de débat et de confrontation naturel, ce qui nécessite une diversité sociologique (et une mixité sexuelle ?) suffisant. Sinon, on risque de passer du débat d'idées à la confrontation d'égos : voir la GLNF ),
- face aux autres Obédiences et aux autre Rites, simplement pour qu'ils acceptent ton Obédience et ton Rite (voir les At. de Perf. du RF au GODF). Mais aussi en affirmant qu'il existe différents courants dans la Maçonnerie et que s'ils sont tous respectables a priori, la pratique de certains est discutable. Ce n'est pas toujours simple de se revendiquer Maç. lorsque certaines pratiques sont connues. Soyons franc, certaines Obédiences devraient être plus rigoureuse sur la séparation Maçon/affairiste. On ne vient pas en L. pour faire des affaires, et le mélange est préjudiciable à l'image de toute la Maçonnerie,
-en toi, C'est le combat essentiel, le seul qui justifie les autres. Lutter contre l'affirmation de ton ego, apprendre à écouter et à respecter ceux qui ne sont pas de ton avis, accepter de donner du temps pour ton At. sans en retirer aucun bénéfice, même narcissique.
Si tout se passe bien, si tu trouves un endroit où t'épanouir, au bout de plusieurs (> ou = 10 ?)années, tu t'apercevras que tu as changé. Comment ? C'est le secret Maçonnique !!!
Trois bises à tous.
P.S. J'ai remarqué que dans mon At. la venue d'un F ou d'une S. visiteuse, surtout d'une Obédience différente, donnait du punch à nos débats comme si,inconsciemment, chacun avait à cœur de montrer notre L. sous son meilleur jour. Avez-vous constaté le même phénomène chez vous ?
il ne faut pas m'en vouloir de te dire "jeune", ce qualificatif ne contient nulle connotation péjorative à ton encontre, pas plus qu'il n'évoque quelque grandeur à mon endroit, moi qui serais alors le vieux et donc le "sage". C'est que trois ans c'est encore un jeune âge, mais un âge merveilleux qui porte en lui l'espoir, la passion, parfois la fougue. La désillusion, la fatigue, le renoncement si on n'y prend garde, c'est pour plus tard. Et oui, tu as mille fois raison, mon F., il faut voyager, voir ce qu'ils font et comment ils sont, ailleurs. Comment vouloir que la Maçonnerie soit universelle si les Maçons ne mettent jamais le nez hors de leur Atelier? Et c'est vrai aussi que devant des FF. visiteurs une Loge a naturellement tendance à "serrer les boulons", à se montrer sous un jour plus authentiquement maçonnique. Les FF., s'il y en a, qui dans la quiétude feutrée de leur Loge sans visiteurs, se laissent aller à leurs mauvais penchants profanes, évitent de se donner en spectacle lorsque des visiteurs sont là, et alors on ne les voit pas, et alors on croit qu'il n'y en a pas, et alors on s'illusionne parfois. Aie!
Pour avoir un peu voyagé en terre profane j'ai constaté que dans n'importe quel ailleurs où nos pas nous conduisent, tout ou presque tout ce qui est AUTOUR des hommes est différent: la langue, les traditions, les chants, la nourriture, et jusqu'aux paysages. Oui, c'est différent ailleurs, et c'est peut-être mieux. Mais ce qui est DANS les hommes est absolument partout pareil: les joies, les peines, les espoirs, les peurs, les jalousies, les ambitions, tout. Il y a des braves gens et des salauds partout, mon F., dans le monde profane. Et en Maçonnerie?
En Maçonnerie lorsqu'on sort d'un Atelier où on a passé la soirée en visiteur, si on est tout rafraîchi de l'esprit et du coeur de n'y avoir pas vu un seul F. au comportement insupportable, c'est peut-être parce que, de fait, il n'y en avait pas. C'est peut-être aussi parce qu'il y était mais qu'on ne l'a pas vu! Par ces mots je ne souhaite pas noircir le tableau et te désespérer, j'essaie simplement d'expliquer pourquoi notre F. Eddy, comme tant d'autres, hélas, ont claqué la porte.
Mon épouse qui est une excellente ménagère m'a toujours dit: "On fait le ménage d'abord, on va se promener ensuite." En Maçonnerie, souvent, ce sont les ambitieux, les orgueilleux, les politiques qui sont toujours en goguette, et en guise d'excuse le Véné dit "le F. Untel est excusé car il est appelé sur un autre chantier." Pendant ce temps les obscurs et les sans grade font le boulot. C'est une répartition des tâches qui ne me paraît pas convenable.
Alors sors, mon F., visite, tous les Ateliers du GODF sont notre maison, mais méfie-toi de ceux qui sont toujours dehors.
Tiens, une idée me vient, je vais demander à un des FF. Compagnons de mon Atelier de faire une Planche dont le sujet sera un vers de mon copain Charles Baudelaire: "amer savoir, celui qu'on tire du voyage." Et si, épouvanté par la difficulté de la tâche il menace de jeter l'éponge, en sujet de rechange je lui proposerai, toujours de mon copain Charles, "les vrais voyageurs sont ceux-là seuls qui partent pour partir."
Tr. et chal. acc. frat. à toutes et à tous.
En Loge, on ne prend pas la parole, on la demande.
Ce n'est pas le cas en ces autres colonnes, où "la parole circule librement" : un dialogue,partage des expériences et avis de toutes origines. Depuis sa publication, cet article a été consulté près de 1.000 fois !
IL n'y a pas eu de censure, et il n'en y aurait que dans le cadre d'infraction évidente aux lois de la République,
et encore, j'en serais profondément affecté, croyez le.
Personnellement, je me nourris de chacun de vos nombreux commentaires que je découvre jour après jour, avec toujours le respect de l'Autre, y compris dans sa différence!
Cela démontre si besoin en était qu'il existe un réel "esprit Franc Maçon universel" même si, les Hommes demeurant des Hommes, les dérives ne sont jamais exclues.
Comme Martin Luther King, "i have a dream", un rêve de Fraternité où tous les intervenants de ces pages se retrouvent, quelque part entre Valenciennes et Narbonne, pour un Congrès (et non Convent)..., mais lorsque l'on rêve, on n'est plus vraiment dans le réel.
Mais l'Humain ne meurt t'il pas le jour où il arrête de rêver.
Noël, que l'on honore Jésus ou le Père Noël, c'est aussi le rêve d'une concorde,d'une chaine d'Union universelle
Je suis d'accord avec vous quand on n'est pas dans le moule, on s'exclu soi-même. Les autres sont indifférents au mieux. Du moment que l'on n'intervient pas sur leur statut de maître installé, ils ne bougeront pas le petit doigt.
Frappe et on t'ouvrira, la tolérance, la fraternité, l'égalité et la liberté ne sont que des coquilles vidées de leur sens. On les fait gober aux petits qui y croient sincèrement.
Chut, il ne faut pas déranger ceux qui tiennent les rênes et sont attachés à leurs privilèges.
Ils ont la connaissance de ce qui est bien et de ce qui est mal... Ils ont le pouvoir, le droit de décider de ton sort... Tu es prêt, tu n'es pas pas prêt...
Ils sont Maîtres ou dans les ateliers supérieurs et peuvent juger du haut de leur orgueil, drapés dans la sécheresse de leur cœur, le petit vermisseau qui se débat en bas, tout en bas.
MB
Tu as "malheureusement" entièrement raison, du moins an ce qui concerne mon vécu, et c'est totalement inadmissible lorsque l'on s'engage en croyant que le vécu sera le miroir des grands principes. Certains changent "à temps" d'Atelier, moi pas, mais j'ai gardé les principes en moi, et je retrouve dans vos commentaires, un dialogue jamais rencontré dans les colonnes !!!!
Dans le texte de MB, somme toute assez court, je relève pas moins de huit éléments d'une violence verbale qui me laisse à penser que son initiation reste à venir: "Maître installé, privilèges, coquilles vides, fait gober, petits, orgueil, sécheresse de leur coeur, petit vermisseau." On peut absolument tout dire, en Maçonnerie, à condition de ne pas le dire sur ce ton. Lorsqu'un F. Apprenti ou Compagnon tient des propos pareils en Loge, comment s'étonner que les Maîtres estiment qu'il "n'es(t) pas prêt" et lui demandent d'attendre encore un peu son augmentation de salaire. La violence verbale n'est pas le moyen de prendre du galon, et c'est heureux! Sinon la Maçonnerie est en bon chemin pour devenir, comme beaucoup de groupes profanes nous en donnent le triste exemple, à commencer par les partis politiques, une foire d'empoigne. En Maçonnerie on parle, on ne hurle pas; on demande, on n'exige pas. Quant à savoir s'il est humainement acceptable d'être considéré "prêt" ou "pas prêt" par ceux qui sont dans la boutique depuis plus longtemps j'ai deux choses à dire. La première c'est que tous ceux qui entrent en Maçonnerie connaissent la "règle du jeu" et que, ici comme ailleurs, il n'est pas bon de changer les règles en cours de partie. La seconde c'est que la F.M. est une société initiatique PROGRESSIVE, que la praxis maçonnique nécessite un apprentissage et que, donc, on ne peut pas être savant sans avoir étudié. Un certain Valéry GISCARD D'ESTAING a demandé, dans le temps, à entrer au GO, mais à la condition d'être initié immédiatement au grade de Maître. Il a été courtoisement prié de rester devant la porte. Ma très longue expérience d'enseignant m'a appris que bien souvent lorsqu'un élève échoue à un examen, pour ses parents et pour lui même c'est de la faute... du professeur! C'est vrai que certains jurys sont plus exigeants que d'autres. Oui, c'est vrai. Et quand on a dit ça..?
MB dit aussi de tous ces méchants personnages au comportement si détestables qu'"ils sont Maîtres ou dans les ateliers supérieurs." Il faut se garder de la fureur qui nous égare. Les gens ne sont pas méchants parce qu'ils sont à tel ou tel grade, ils sont méchants parce qu'ils sont méchants. Evidemment un méchant qui n'est pas encore parvenu à un grade qui lui donne le pouvoir de nuisance, de fait, il ne peut pas nuire. Et pour le coup on ne peut pas savoir qu'il est méchant. On ne doit pas se laisser emporter et dire que la Maçonnerie est un repaire de mauvaises personnes car ce n'est pas vrai. Je dirai même mieux, et avec toute la sincèrirè dont je suis capable, c'est le lieu au monde où il y en a le moins. Mais MB voudrait peut-être qu'il n'y en ait carrément pas du tout. Ca, c'est trop demander. C'est impossible. Alors il faut faire avec et, dans toute la mesure du possible, en évitant d'opposer la violence à la violence.
Tr. et chal. acc. frat. à toutes et à tous.
Cher Yvon : Ta dernière intervention me laisse perplexe, et à plusieurs titres: je n'ai pas eu la même lecture que toi, du billet de MB: rien dans ce qu'il dit, ne révèle qu'il n'a pas encore été initié, ni qu'il a 3, 5 ou 7 ans. S'il utilise des mots violents, tu peux en utiliser aussi (voir tes interventions précédentes) Le premier des formalisme ne serait t'il pas d'attacher une importance aux mots, plutôt qu'à essayer de comprendre le signifiant qu'ils soustendent. Certes, le message de MB était court, peut-être le développera t'il davantage, s'il le souhaite. D'autre part, tu écris: lorsque l'on rentre en FM, on connait "les règles du jeu" : je ne crois pas : on les découvre une fois initié. Je terminerai par une question: la première qualité du Franc Maçon que je m'efforce de faire mienne, n'est t'elle pas de cultiver le doute et la recherche de la vérité, et d'abord sur soi même. Très Frat.°.
Quand je dis que le texte de MB est court je ne porte pas un jugement de valeur, je constate.
Quand je parle de son initiation je ne parle pas de ce court moment pendant lequel, un bandeau sur les yeux on effectue trois voyages, mais de cette autre initiation qui consiste, au fil du temps, du temps maçonnique, à travailler sur soi.
La violence n'est pas seulement le choix de tel ou tel vocable ou expression, mais aussi leur concentration dans un propos. Huit en dix lignes, c'est beaucoup. Pour que mes propos aient une telle violence il faudrait qu'il y ait quatre-vingts mots violents dans ce que j'ai écrit. Le compte n'y est pas, loin s'en faut.
Pour ceux à qui il faut répéter dix fois les mêmes choses et qui n'ont toujours pas compris j'utilise le mot "abrutis." Correct? Pour ceux qui ne se risqueront jamais à affronter l'autorité j'utilise le mot "lâches." Correct? Pour ceux qui cherchent la pierre philosophale dans je ne sais quel vieux grimoire maçonnique ou autre j'utilise le mot "illuminés." Correct?
Quant à ceux qui, pour des raisons diverses et variées utilisent la faiblesse, la crédulité, la confiance des autres pour servir leurs intérets personnels, afin de gagner du temps je les réunis tous sous le terme générique de "canailles." On peut en choisir un autre: coquins, voyous, crapules... le résultat sera le même.
Je pense, à risque d'erreur, que MB a dû vivre des moments extrèmement douloureux qui lui ont laissé des stigmates profonds et sa souffrance ne me laisse pas indifférent. Ce que je veux dire, lui dire, c'est que sa réaction ne fait pas la part des choses et qu'il a fermé toutes les portes autour de sa solitude et de son désarroi, et que ce n'est pas la solution. J'ai relu son texte cinq ou six fois afin d'y déceler l'ombre du début d'une trace d'espoir ou de réflexion apaisée, il n'y en a pas. Non, décidément non, il ne faut pas chercher la totalité de la responsabilité ou de la culpabilité de ses échecs, de ses erreurs, donc de ce qu'on est toujours prompt à considérer comme une injustice, exclusivement chez les autres. Il ne faut jamais s'interdire de voir cette toute petite once de responsabilité qu'il y a en nous-mêmes. Quand tu évoques "le doute, la recherche de la vérité, et d'abord sur soi-même", c'est bien ce que tu veux dire, n'est-ce pas, mon F. Eddy?
Relis ce que j'ai écrit, tu verras que je suis sans concession à l'égard des "canailles" mais que j'ai laissé ouvertes les portes, toutes les portes.
Je t'embrasse fraternellement.
Je prends bonne note de ta réaction. Toutefois, même si je trempe ma plume au plus profond de ma pensée, il est possible que je me sois mal exprimé. Lorsque je parlais du Doute et de recherche de la Vérité, je parlais de MA quète, et non d'une incrimination, ni de toi ni de qui que ce soit.
Avec toute la modestie possible, je me suis investi du titre d'observateur bienveillant de la Franc-maçonnerie et j'ai beaucoup lu sur l'Ordre. Peut-être raconterai-je plus tard quelques relations personnelles échangées avec le Mouvement lui-même. Ce qu'il convient de savoir c'est que les principes maçonniques m'interpellent le plus sérieusement du monde et depuis longtemps. Sans caresser la moindre pensée ambitieuse (je suis âgé de 56 ans !), je crois bien qu'un jour ou l'autre, je me déciderai enfin à solliciter mon entrée en Maçonnerie. Au nom d'idéaux philosophiques et de fraternité. Pour l'heure, j'observe simplement en continuant de m'imprègner des différents commentaires glanés çà et là. Je comprends bien que la Franc-maçonnerie ne soit pas une mais avant tout multiple. C'est ce qui ressort de mes "voyages" en lecture. Tout dépend donc de la Respectable Loge à laquelle on soit affilié mais comment peut-on la choisir ? Vaste sujet qui ne peut que rendre humble tout candidat. J'imagine encore que tout novice doive faire preuve d'humilité et surtout attendre d'élever sa pensée. Ne pas se demander ce que la F.M. peut faire pour soi mais plutôt ce que l'on puisse accomplir pour elle. Hélas, quelle différence parfois entre les nobles idéaux de la F.M et l'ambition non avouée de certains Frères... Combien d'exemples ont-ils nourri l'Actualité ? Pourtant, faut-il croire le troupeau infecté par quelques inévitables "brebis galeuses" ? Est-ce une audace de ma part, je veux croire que non. Evidemment, les Soeurs ou Frères déçus penseront que pareil enthousiasme révèle la parfaite ignorance du profane. Qui sait ? Pour conclure ce maigre billet d'humeur, je voudrais dire ici combien je me sente proche de celles et ceux qui cherchent. Par définition,la Voie n'est pas un chemin aisé. La question (impertinente ?) à poser est au fond celle-ci : existe-til des francs-maçons heureux, occupés à se "bâtir" eux-mêmes pour construire autour d'eux, en tout élan de fraternité ? Mon espérance est de pouvoir les rencontrer un jour. Est-ce naïf de le croire ?
Recevez enfin, vous qui n'êtes pas mes Soeurs ni mes Frères mais que je ressens néanmoins comme proches, en vos grades et qualités, toutes les pensées fraternelles de
L'Observateur bienveillant.
J'ai dit.
Je trouve ta démarche, tes recherches et tes interrogations très intéressantes. Que l'on soit "profane" ou "initié", la première bataille est à livrer contre notre propre Ego. Ce n'est qu'à cette condition que l'on peut donner et recevoir. Précaution oratoire: je dis cela par rapport à ma quête et non pas par rapport à toi que je ne connais pas. Lorsque, au bord d'une piscine d'eau bleue, on a envie d'y plonger, on peut se dire: ... que l'on en a vachement envie..., que l'on n'est pas assez bon nageur et donc peur de s'y noyer...Il y a peut être une alternative : enfiler un "gilet de sauvetage" : Bien à toi !
Il ne faut pas confondre être humble avec humiliation ni rigueur avec rigidité. Malgré mes dix ans de maçonnerie, je ne supporte toujours pas l'injustice qui existe plus souvent qu'on ne le pense. J'essaye de travailler sur mon ego qui en a bien besoin je vous l'accorde, mais je ne parviens pas à fermer les yeux sur ce qui ne va pas. Des personnes ou groupes de personnes peuvent tenir une loge et y faire la pluie ou le beau temps. Ce n'est pas l'image que j'ai de la maçonnerie. Moi, j'ai décidé de me rebeller sans quitter la maçonnerie. Pas par violence, mais par une certaine idée de la justice et tant pis si mon ego doit en souffrir, il attendra qu'enfin j'accepte une situation qui ne me plait pas. C'est vrai je pourrais ne m'occuper que de moi, fermer les yeux et attendre sur les colonnes, je ne peux m'y résoudre. MB
Tu n'as pas à être désolée, selon moi. Face à l'injustice, le mépris, l'abus de pouvoir, je me sais capable d'une violence verbale ou écrite, encore plus...dévastatrice. Dans les derniers mois de ma présence sur les colonnes, et à force de garder cette violence au fonds de moi, j'en arrivais à des insomnies, de la nervosité, voir des manifestations psycho-somatiques: J'ai choisi de me préserver, et de partir. Par contre, les échanges vécus ici, constituent une sorte de "mezzo-thérapie" qui à terme, pourrait peut être m'amener à m'engager à nouveau.
Mais rien ne presse!
Juste une précision: BM et MB ne sont pas la même personne.
Ceci dit je comprends le fond des propos de MB et son emportement. Tu as raison de ne pas accepter ce qui te heurte et je te souhaite pour 2011 de parvenir à le faire sans en souffrir.
Si je peux me permettre laisse tomber la notion d'ego et d'égoïsme. En parler c'est justement en développer l'importance. Concentre toi sur ces valeurs qui te sont chères, qui te font vibrer. Ton être profond, ton âme, ton moi-divin, quel que soit le nom qu'on lui donne, ne se trompe pas et ne te trompe pas. C'est lui qui se révolte et qui te demande de te battre. Il te fera souffrir si tu ne l'écoutes pas, si tu le confonds avec cet égo social, matérialiste, superficiel.
Oser c'est accepter d'écouter cette voix intérieure qui connait, qui te montre la voie, et de suivre sa direction, même si tu choques en Loge (et ailleurs). Le seul bémol que j'y mettrais c'est de garder présent à l'esprit que notre chemin ne peut être celui d'un autre et qu'inévitablement nos routes peuvent se créer des interférences. Dans ces moments il convient d'être encore plus calme, malgré l'agitation que l'on peut ressentir, d'utiliser beaucoup de précautions oratoires pour exprimer sa pensée et surtout d'agir en totale conformité avec elle. Sois ton seul guide; d'ailleurs à la fin de notre Initiation, après avoir été créé, le Vénérable nous y invite...
Bien évidemment ces propos n'engagent que moi; c'est tout simplement la ligne de conduite que j'essaie de suivre. Ils n'ont d'autre valeur que celle d'un témoignage.
Très Fraternellement
BM
"On peut être déçu des Franc-maçons mais jamais de la Franc-maçonnerie". Voila ce que m'a inspiré ton texte.
Je te sens très exigeant envers tes Frères, très bien, mais sois plus exigeant envers toi-même.C'est de cette manière que je résiste à ces épiphénomènes de Loges. Mon Frère j'ai dit.
Bonjour Edwin.
Avant d'écrire mon article, en décembre 2010, j'avais préalablement beaucoup réfléchi, et avec honnêteté, à mon vécu, et ai veillé de la même manière à ce que le moindre mot reflète ma pensée.
Dans ce contexte, il m'est difficile de comprendre : "On peut être déçu des Franc-maçons mais jamais de la Franc-maçonnerie". Voila ce que m'a inspiré ton texte. Je n'ai jamais écrit ni pensé cela, donc je ne peux que te renvoyer à toi même. Par ailleurs, je te renvoie aussi à toi même lorsque tu me prodigues un quelconque conseil, alors que tu ne me connais pas le moins du monde.
Je me garderai donc, en retour, de tout jugement de valeur à ton égard, par un quelconque
"effet miroir": A toi de voir...
15 ans plus tard, après avoir été dévoilé près de mon employeur pour avoir oser porter plainte contre ma Loge d'accueil au Conseil de l'ordre, plainte qui s'est perdue dans les méandres administratifs de l'obédience, j'ai démissionné et jeté mes amarres à la GL où j'ai trouvé à m'épanouir dans une Loge où le credo est : Nous ne parlons jamais de Fraternité, nous nous faisons un devoir de la pratiquer.
26 ans plus tard, je suis toujours présent en Loge dans une autre contrée car j'ai compris une chose de mes ancêtres bâtisseurs, c'est que comme eux, j'ai commencé un travail sachant que je ne le verrai jamais abouti. Tout comme eux qui posaient la 1ère pierre sachant qu'ils ne verraient pas la cathédrale de leur vivant, je travaille à l'avènement d'une humanité meilleure et plus éclairée sachant que je ne la verrai pas advenir de mon temps.
Peu importe, les ouvriers se lèvent et se remplacent. Ce qui importe, c'est l'oeuvre et non l'ouvrier. Je continue de croire en l'Humanité même quand la mélancolie, voire le désespoir me gagne.
Coluche disait : dans l'armée, il n'y a pas que des imbéciles mais c'est surtout là qu'on les rencontre.
J'ai adapté sa pensée à la FM pour dire que dans la FM il n'y a pas que des gens bien mais c'est surtout là qu'on les rencontre... et j'en ai rencontré une foultitude et je continue d'en rencontrer, des petits et des grands.
Et pour les autres, je leur montre le signe secret du maître nain que je suis heureux de vous dévoiler (et j'en prends la responsabilité) qui se fait en pointant le majeur (les autre doigts repliés) avec un mouvement ascendant du bras vers le haut. Je vous laisse plaisamment imaginer le mouvement et la destination de ce doigt venant d'un nain vers un Grand M.: placé au dessus de lui...
A 58 ans, je me sens enfin calme et serein malgré une vie de galères comme vous pourrez lire entre les lignes de mon poème. Mais d'autres ont vécu pire que moi et chaque matin le soleil se lève pour annoncer un jour nouveau et chaque matin, je me réjouis de sa lumière même si elle est voilée par des nuages.
Pas après pas, avançant toujours un peu,
La vie est un cadeau et le chemin un jeu
Duquel nous participons sans devoir gagner
Dans l'Amour, la Paix et la Joie, sauf à se nier.
Je crois en elle, je lui souris car la vie est belle malgré tout. Espérance est le nom de ma Loge mère.
Avec Amour et Humour 3 JB (joyeuses bises)
Henri Golant
Une vie.
D'un viol d'amour salvateur je suis le fruit
Et bien avant de voir le jour j'étais détruit.
Comment grandir sans les bras d'une mère
Malgré toute l'affection aimante d'un père ?
Mais la vie est présente, forte et tenace
Et l'intelligence se développe, pugnace
Ensuite un autre viol bestial à l'âge tendre
D'un fauve qui détruit sans comprendre
La dépouille d'une âme brisée en errance
Les rêves bleutés de la fin de l'enfance
Mais la vie est présente, forte et pugnace
Et colère et haine trouvent leurs places
La vie est une guerre, un combat permanent
Soit ! Guerrier je serai, sans pitié et dément
Je plongerai mon dard dans le cœur du mal
Dans la poitrine haïe de l'ombre animale
Mais la vie est présente, empreinte de grâce
Où colère et haine n'ont pas leurs places
L'ombre animale est tuée, mangée de l'intérieur
Et le guerrier devient soldat, simple défenseur
Dans son havre de paix, avec sa fille souriante,
Avec un fils annoncé, l'aube se lève bienveillante
Mais la vie est présente, dégoulinante de crasse
Où paix et joie n'ont pas toujours leurs places
De l'autre côté du mur, petit soldat observateur
Il regarde, photographie, note, commet l'erreur
Pris dans la nuit, saisi dans la ligne de mire
Il a appris à survivre et froidement acte le pire
Mais la vie est présente, dépourvue de grâce
Efface joie de vivre et haine de soi prend place.
Héritier du malheur, il quémande la tendresse
Et reçoit pour salaire, le viol de la promesse
De la compagne belle, sourde et narcissique
Un simple petit drame de la vie ; classique.
Mais la vie est présente et distille ses grâces
Elle a un sens ; chercher désormais sa trace
Petit homme défait, soldat raté, guerrier rompu
Que faire ? Demande et il te sera répondu.
Quelquefois exauçant la ferveur de la prière
Accompagnant la Sagesse revient la Lumière
Et la vie est présente, magnifique et tenace
Se chercher, se découvrir, trouver sa place
Rien n'est écrit mais tout est gravé dans la nuée.
Il faut avancer avec mesure et cesser de ruer
Surmonter les obstacles, contourner les écueils
Progresser sur le chemin et du passé faire le deuil.
La vie est un présent ; fatalité odieuse ou sage
Selon le cœur, amour ou haine, félicité ou rage
A chacun de faire le choix, mon frère, ma sœur
Finir de se perdre ou se trouver avec bonheur
Se draper dans le malheur ou sourire d'émoi
A l'enfant, à la fleur et rire chaque jour de Joie.
Bjr Henri merci pour ton commentaire et le récit de ton expérience en Franc maçonnerie. Tout cela est profondément respectable et très ...personnel. Quant à moi, je ne pense pas que la Franc Maçonnerie puisse se targuer d'une quelconque qualité de pensée en conformité avec les grands principes dont elle se revendique. Je préfère donc ma pleine liberté de toute appartenance à une quelconque institution au profit des hasards de la vie qui m'ont permis de rencontrer des gens de grande qualité avec lesquels je me sens en harmonie. C'est un peu comme en amour...: ce n'est pas en payant sa "capitation" à Meetic que l'on rencontre l'âme soeur... et de ce côté là aussi, je suis servi Bon vent à toi ;o)
J'avoue très franchement ne pas comprendre la profondeur de votre commentaire.....
Je viens en cette fin d'année de démissionner de mes ateliers du D.H. (loges bleue et perfection).
Ai-je eu raison? la Maç. me manquera-t-elle?
Ce que je vivais sur les colonnes ne correspondait plus à mon engagement.
Trop de "profanisation" , trop de non dits, voire d'hypocrisie...
Changer d'atelier? = sorte de fuite - Se mettre en sommeil? = "avoir le c-- entre 2 chaises - Continuer , comme d'autres F. et S. à assister aux tenues sans vraiment " y croire"? = se discréditer soi-même.
Les lectures de tes réflexions me poussent à me dire que(hic et nunc) j'ai fait le bon choix .
Reviendrais-je un jour au D.H.? dans une autre obédience? ...
Une certitude : je resterai Maç. dans l'âme et continuerai à porter haut et fort nos valeurs de LIBERTE EGALITE FRATERNITE à l'exterieur du temple.
Wait and see ...
Bonjour Jane: Je ne me permettrais pas de te dire si tu as eu raison de démissionner ou pas...
Par contre, se mettre en sommeil, c'est en quelque sorte se "mettre en dehors" sans couper le cordon...(ombilical?). A mon sens, le plus important est d'être clair avec soi même. Comme toi, je ne peux pas affirmer , même si c'est peu probable, que je reviendrais dans une autre loge ou obédience. Je pense que nous avons tous et toutes au fond de nous, une vélléité d'appartenance et de reconnaissance..., et en FM, les décors, rituels, langage spécifique et autre chaine d'union viennent renforcer ce sentiment. Mais si les grands principes, rappelés à chaque ouverture des travaux ne trouvent pas leur prolongement dans la pratique, à quoi bon !?
Tu vas voir que la grande majorité de tes Frères et Soeurs vont dorénavant t'ignorer, comme si, sans ton tablier, tu avais perdu toute valeur. Si tu le souhaites, je serais ravi d'en discuter avec toi en privé: il suffit de m'envoyer un message. Ceci dit, il est vrai que nous resterons Francs Maçons au fond de nous. Tes quelques mots en tout cas, laissent entrevoir ta valeur !